Les Presses universitaires de la Méditerranée et l’Open access

Les Presses universitaires de la Méditerranée (Pulm) dépendent du Conseil scientifique de l’Université Paul-Valéry Montpellier. Elles éditent sept revues et publient chaque année en moyenne trente-cinq ouvrages dans les domaines de LSHS. Dominique Triaire, professeur de littérature française et directeur des Presses Universitaires de la Méditerranée a bien voulu répondre à nos questions.

Les PULM se sont-elles engagées dans l’open access ?
Oui, en choisissant revues.org pour ses revues (consultation libre, téléchargement par bouquet ou par achat) et openedition books pour ses ouvrages (les ouvrages sont convertis en formats pour liseuse, gratuitement dans une proportion de 4/5). Revues.org et openedition books sont des services du CLEO, Unité Mixte de Service du CNRS, située à Marseille. Parallèlement, les PULM produisent leurs propres formats numériques qui seront diffusés par une entreprise privée (EBK).

Les auteurs qui publient aux pulm peuvent-ils déposer leurs productions en accès libre par ailleurs ?
La question n’a pas été tranchée puisque le droit ne répond pas clairement ; je suis partisan de respecter une barrière mobile.

Les pulm demandent-elles aux auteurs de contribuer financièrement à la publication de leurs contenus?
Oui, depuis cette année seulement (et pour un temps limité, j’espère), en raison de la baisse des ventes en 2012 et 2013.

Coûts de publication en OA « gold » par éditeur

En préambule à cet article informatif sur les coûts de publication par éditeur, il est primordial de rappeler que parmi les 9981 journaux OA actuellement recensés par le DOAJ, plus des 2/3 (6452) permettent aux auteurs de publier gratuitement grâce à un financement amont des frais d’édition. L’amalgame trop commun entre OA et APC (Article Processing Charges – frais facturés à l’auteur pour la publication de son article) ne concerne donc finalement que 3093 des 9981 journaux OA existants !

Pour en savoir plus sur les différentes options de publication en OA qui s’offrent à vous, inscrivez-vous à l’atelier consacré à la découverte du DOAJ.

 

Le tableau ci-dessous s'inspire du travail réalisé par Laurence Dedieu*
Editeurs en libre accès totalAPC par article
BMC (BioMed Central)900 – 1600 €
PLoS (Public Library of Science)1350 – 2900 €
Editeurs proposant des revues hybrides avec le libre accès optionnel et quelques revues en libre accès total
American Chemical Societyde 750 à 4000 €
BrillRevues hybrides**1 300 €
Revues en libre accès totalde 495 à 1040 €
ElsevierRevues hybrides**500 - 5000 $
Revues en libre accès totalvariable de 0 à 2000 $
Oxford University PressRevues hybrides**2275 € (quelques exceptions)
Revues en libre accès totalde 1000 à 2500 £
SpringerRevues hybrides**220 €
Revues en libre accès totalvariable de 100 à 1480 €
Taylor & Francis Revues hybrides**2150 €
Revues en libre accès total2150 € en standard
WileyRevues hybrides**3000 €
Revues en libre accès totalvariable de 650 à 2190 €
Editeurs proposant uniquement des revues hybrides avec l'option Open Choice
Cambridge University Press2700 $
Landes Biosciencede 500 à 750 $
* Dedieu Laurence. 2014. Coûts de publication en accès libre selon les éditeurs et les revues. Montpellier, France : CIRAD, 3 p. Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons :  Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International, disponible en ligne ou par courrier postal à : Creative Commons, 171 Second Street, Suite 300, San Francisco, California 94105, USA.
**Revues hybrides avec le libre accès optionnel (Option Open Choice)

 

Un jeune chercheur s’exprime sur l’Open Access

Docteur en Pharmacie et Docteur en Sciences Biomédicales, spécialité Neuroscience, Giuseppe Gangarossa est un jeune post-doctorant. Son parcours scientifique et universitaire est le résultat d’une mobilité internationale entre l’Italie (Bologne), la Suède (Stockholm) et la France (Montpellier et Paris). Ses recherches portent principalement sur l’étude du système de la dopamine dans des conditions physiologiques (apprentissage et mémoire) et pathologiques (addiction aux drogues et troubles du mouvement de type Parkinson). Giuseppe rêve son futur dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, un futur dans lequel la démocratisation et la transmission des savoirs seraient une priorité pour les scientifiques et la société, un futur dans lequel les nouvelles générations seraient porteuses d’innovation. Son engagement avec l’Open Access est une conséquence naturelle de ce rêve. Lire la suite