L’archive ouverte de l’UPVM

Constatant le manque de visibilité des publications scientifiques en LSHS, l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 s’est dotée en 2011 d’une base locale recensant la production scientifique des chercheurs de son université. Les chercheurs signalent eux-mêmes leurs publications dans la base, et les bibliothécaires contrôlent et valident les métadonnées. Depuis 2011, ce sont ainsi plus de 18 000 notices qui ont été entrées dans cette base, hébergée sur le site de la Bibliothèque Interuniversitaire de Montpellier : http://www.biu-montpellier.fr (onglet Rechercher > Publications scientifiques UPVM3). Ces références sont ensuite exportées vers le site web de l’UPVM, et visibles sur les fiches individuelles des chercheurs ainsi que sur les pages dédiées à chaque équipe de recherche. Des statistiques et des bibliographies aux formats Word ou RIS (format compatible avec les logiciels de gestion de bibliographie) peuvent également être exportées par les chercheurs, les directeurs d’équipe et la Direction de la recherche, notamment en vue des évaluations HCERES.
D’abord uniquement bibliographique, cette base offre désormais aux chercheurs la possibilité de déposer le texte intégral de leurs publications. Le chercheur peut choisir de diffuser son fichier sur internet ou sur l’intranet de l’établissement, immédiatement ou après une période d’embargo. Afin de faire connaître cette nouvelle fonctionnalité et le cadre juridique qui encadre le dépôt des publications scientifiques, la BIU a lancé une campagne de communication et de formations à destination des chercheurs, qui se poursuivra durant toute l’année 2018. En parallèle, la BIU travaille à une nouvelle évolution de la base, qui devrait être mise en place début 2018 : l’export de l’ensemble de la base vers l’archive ouverte nationale HAL, sous réserve de l’accord des auteurs concernés. Cet export permettra de donner encore plus de visibilité à la production scientifique de l’UPVM… à condition que les chercheurs prennent conscience des enjeux des archives ouvertes et se saisissent des possibilités offertes par la Loi pour une République numérique, voire par les éditeurs eux-mêmes !